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Le blog du centre Maréis

Le blog du centre Maréis

Maréis vous permet de découvrir le milieu maritime étaplois et vous ouvre les portes d'un monde à part, celui des marins-pêcheurs. À travers les pages de ce blog, vous retrouverez différentes fiches sur les animaux présents dans les bassins et aquariums du centre mais également les dernières nouvelles concernant les expositions, visites guidées, etc.

Le hareng (Clupea harengus)

Le hareng est de retour sur les étals des poissonniers.

 

Les premiers harengs sont arrivés à la mi octobre. le gros des troupes est attendu en novembre.

 

Depuis une semaine, le hareng a fait sa réapparition ... chez les poissonniers où il est vendu, à cette époque, 4 euros le kilo. Il ne s'agit que de l'avant-garde. Le gros des troupes est attendu pour novembre. Surtout, il sera en vedette les 7 et 8 novembre sur le port de la cité des pêcheurs, pour le Hareng roi. Ce week-end-là, on en grillera au moins deux tonnes. « Le hareng est chez nous de novembre à février, explique Arnaud Decaix, responsable aquariologie à Maréis.

 

Selon l'IFREMER de Boulogne sur mer, Il vient se reproduire sur une zone qui va du cap d'Alprech à la baie de Somme. » En effet, la vie du hareng (Clupea harengus) est immuable. Du printemps à la fin de l'été, les harengs se concentrent dans la mer du Nord entre l'Écosse et le Danemark. « Ensuite, les harengs se divisent en trois familles, poursuit Arnaud Decaix. Les "Shetlands" vont pondre au nord de l'Écosse au large des îles du même nom en août et en septembre. Il y a ensuite les"Doggers" qui vont se reproduire sur la cote est de l'Angleterre en septembre et en octobre. ceux qui nous concernent sont les "Down" qui viennent pondre chez nous en novembre et en décembre. » Ensuite tous les harengs remontent sur leur zone d'origine en mer du Nord où ils sont également pêchés tout au long de l'année. Quant aux oeufs restés au large de la Côte d'Opale, ils éclosent et les larves se laissent emporter par le courant jusqu'à la mer du Nord. « Là, ils grandissent pendant trois ans, indique Arnaud Decaix.

 

Ensuite, ils ont la particularité de rejoindre le lieu où ils ont été conçus pour se reproduire à leur tour. » 1 300 tonnes pour la CME Et le hareng, est-il en forme en ce moment ? « Ce poisson a été malmené pendant les années 70 et 80. Maintenant, il se porte mieux,poursuit Arnaud Decaix.

 

Pour qu'il soit vraiment bien il faudrait, en mer du Nord, une masse de reproducteurs de 1,3 millions de tonnes. Avec un million de tonnes, on est un peu en dessous. Il est donc important de respecter les quotas. Cela concerne surtout les pêcheurs du nord qui capturent le hareng une fois qu'il a quitté notre zone car ils attrapent des poissons jeunes qui n'auront jamais l'occasion de redescendre pour se reproduire. » En parlant de quotas, Bruno Margollé, directeur de la CME (coopérative maritime étaploise), n'a pas le coeur à sourire. « La CME a un quota de 1 300 tonnes pour cette année. Si on voulait, on pourrait l'atteindre en une semaine de pêche... Mais on va surtout concentrer la pêche au mois de novembre, là où la demande est la plus forte. Cette année, on observe la présence de nombreux poissons juvéniles, ce qui est bon signe. mais ce n'est pas pour cela que nos quotas sont en augmentation. Ce sont sensiblement les mêmes que ceux de l'année dernière. Quant au prix, ce n'est pas mieux. Lorsque j'ai commencé, en 1983, on vendait le hareng à 0,30 francs. maintenant il est à deux euros. Autant dire, la même chose... »

 

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